HYPOTHÈSE DE RÉFORME À CHIFFRER
Un marché du travail belge. Pourquoi autant de systèmes ?
Chercher un emploi ne devrait pas demander de comprendre l’architecture institutionnelle de la Belgique.
En Belgique, les politiques de l’emploi sont réparties entre plusieurs niveaux. Le VDAB agit en Flandre, le Forem en Wallonie, Actiris à Bruxelles et l’Arbeitsamt en Communauté germanophone. Cette organisation adapte certaines politiques aux réalités locales et linguistiques, mais crée aussi plusieurs parcours, systèmes, administrations et mécanismes de coordination.
L’OCDE, dans son étude sur Bruxelles, recommande de simplifier le parcours et envisage une inscription unique, un dossier, des logiciels et une évaluation des compétences communs, ainsi qu’une relation plus intégrée avec les employeurs.
« La question Belgium Together n’est pas : faut-il tout centraliser ? Elle est : qu’est-ce qui gagne réellement à être séparé, et qu’est-ce qui apporterait davantage de valeur en étant commun ? »

Le marché du travail dépasse déjà les frontières administratives
Selon Statbel, 25,4 % des personnes occupées travaillaient hors de leur province de résidence — ou hors de leur Région pour les Bruxellois — dans le Census 2021. L’OCDE documente l’échange automatique d’offres entre Actiris et VDAB et un dossier commun entre Actiris et Bruxelles Formation. Competent est déjà un référentiel commun de métiers et compétences.
« Si nous devons déjà connecter les systèmes, pourquoi certaines fonctions doivent-elles encore être réalisées plusieurs fois ? »
Une seule porte d’entrée
- 1 inscription
- 1 formulaire
- 1 dossier
- 1 profil / CV
- 1 accès aux offres de toute la Belgique
- 1 compte
- 1 formulaire
- 1 offre encodée une seule fois
- 1 diffusion nationale
Le tout en français, néerlandais et allemand.
Une infrastructure commune. Un accompagnement de proximité.
Un système commun ne signifie pas centraliser chaque service à Bruxelles. Conseillers, formations, relations avec les entreprises, accompagnement humain et connaissance des bassins d’emploi doivent rester proches du terrain.
« Belgique lorsque l’unité apporte de l’efficacité. Local lorsque la proximité apporte de la valeur. »
Réduire la complexité, pas le service
Nous ne proposons pas de supprimer arbitrairement des emplois publics. L’audit doit identifier ce qui peut être réalisé une fois : IT et données, RH et finance, achats et juridique, cybersécurité, management, reporting, immobilier, encodages et coordination. Les fonctions directement utiles au citoyen ne sont pas automatiquement des économies.
« Réduire le coût de l’État pour préserver les services de l’État. »
Simplifier avant d’automatiser
Uniformiser → Simplifier → Mutualiser → Automatiser → Mesurer
Avant tout remplacement d’un poste administratif vacant : la tâche reste-t-elle nécessaire, peut-elle être simplifiée, mutualisée ou automatisée ? Si elle reste utile, elle est remplacée.
Combien peut-on économiser ?
Nous sommes en train de le chiffrer.
Nous n’annoncerons aucun montant avant de pouvoir expliquer chaque million.
- Coopération renforcée — structures distinctes, systèmes et processus davantage partagés.
- Infrastructure commune — portail, dossier, données, IT et certaines fonctions support mutualisés.
- Service intégré — convergence lorsque l’économie et le service le justifient.
Chaque scénario chiffrera le coût de transformation, les coûts de migration, les économies annuelles, le break-even, l’impact sur la dette et l’impact sur la qualité du service.
« Tout euro d’économie annoncé devra correspondre à une action identifiable du plan de transformation. »
Économiser ne suffit pas
Chaque proposition Belgium Together devra afficher deux résultats : impact budgétaire (+ X M€ / an) et impact service (amélioration / neutre / dégradation).
| Indicateur | Cible |
|---|---|
| Inscription | 1 |
| Dossier emploi | 1 |
| Profil/CV | 1 |
| Formulaire employeur | 1 |
| Encodage d’une offre | 1 |
| Point d’accès national | 1 |
Nous mesurerons délais, satisfaction, retour à l’emploi et coût administratif.
« Belgium Together ne veut pas simplement un État plus petit. Nous voulons un État qui produit davantage de valeur avec moins de complexité. »
Une transformation progressive
- 0–2 ans — Mesurer et standardiser
- 2–4 ans — Simplifier pour le citoyen
- 3–6 ans — Mutualiser
- 5–8 ans — Choisir l’architecture cible
- 8–12 ans — Achever ce qui apporte réellement de la valeur
Si une infrastructure commune produit presque tous les gains sans fusion complète, nous devons pouvoir nous arrêter là.
Notre objectif n’est pas la centralisation. Notre objectif est la valeur.
Notre proposition
Un audit indépendant comparera coopération renforcée → infrastructure commune → service intégré selon coût, qualité, simplicité, proximité, responsabilité et délai. Nous publierons ensuite le chiffrage et le plan.
« Le bon pouvoir au bon niveau. Une seule fois quand une seule fois suffit. »